Mairie d
Le Lavoir Public
Construit en 1899 pour répondre au besoin de la population.

Un ruisseau coulant juste à coté assure l’approvisionnement en eau. Une cheminée aménagée à l’intérieur permettait aux femmes de faire bouillir leurs bassines d’eau. Sur le fronton de l’entrée, on peut remarquer le blason du village, encadré de rameaux de vigne et d’olivier.

Le Moulin de Carrière
Ce moulin fortifié à double corps, date de la fin du XIIIème siècle. Il doit son nom au latin Carrus qui a donné en occitan carreira, ce qui signifie qu’une « voie carrossable » passait non loin de là. Son activité principale était de moudre le blé (moulin bladier) au moyen de roues verticales mues par le Vidourle.

Le Moulin de Carrière est mentionné pour la première fois en 1396. Comme spécialisation, on retrouve le terme de moulin bladier mais aussi celui de drapier. Au XVIIème siècle, le Moulin de Carrière change d’activité et se transforme en moulin à foulon. Le travail consistait à fouler des étoffes dans des bacs au moyen de maillets en bois, les foulons.

Desserte en eau potable de la commune jusqu’en 1983, moment où il perd toute activité et est laissé à l’abandon jusqu’en 1996.

Depuis sa restauration par un chantier d’insertion en 1996, la mairie d’Aubais a décidé de créer un centre culturel en 1999. Le Syndicat Intercommunal à Vocation Multiple d’Aubais

Villetelle a réalisé l’aménagement intérieur de cet ancien moulin fortifié où se déroulent régulièrement des expositions d’avril à octobre.

Les Capitelles
Il s’agit de petites cabanes en pierre sèche calcaire dressées dans la garrigue par les paysans et bergers qui s’en servaient d’abri temporaire.

Elles étaient occupées lors des vendanges, des olivades, pour les travaux des champs, se protéger des intempéries pendant la garde des troupeaux, voire d’abri de chasse. L’intérieur était très sobre : sol en terre battue, des banquettes et une cheminée au toit conique. On trouvait des petits fenestrons (oculi), des niches pratiquées dans les murs permettaient de poser une lampe ou une bougie. Elles ne dépassaient jamais 3 ou 4 m de côté. Les plus anciennes du territoire remontent au XVIIIème siècle. Leur forme varie du plan circulaire au plan carré, un toit plat ou bombé, dôme de cheminée circulaire ou carré.

 

Le Château d'Aubais
Un premier fort existait déjà en 1179, ses propriétaires étaient les Chevaliers des Arènes.

Il fut ensuite racheté par Guillaume Bacassi en 1277. Par la suite, le château est repris par la Maison Languissel dont le dernier descendant meurt en 1356 à la bataille de Poitiers. Le castel primitif est encore visible au nord, du côté gauche. Ses parties les plus anciennes remontent au XIVème siècle.

Ce n’est qu’à la fin du XVIème siècle que la famille Baschi en devient possesseur, par le truchement des mariages de raison. Au milieu du XVIIème siècle les guerres de religion venaient de prendre fin, aussi la forteresse fut elle transformée en château d’habitation cossu, l’un des plus beaux du Languedoc.

Entre 1670 et 1680, le Baron Louis De Baschi décide de construire le pavillon central en avancée, surmonté d’un dôme entre deux ailes muni d’une lanterne ajourée. L’escalier monumental, admiré par Vauban, est également édifié, selon les plans de l’architecte nîmois Gabriel Dardailhon. A l’arrière du château, la façade donne sur la place du château, qui était l’ancienne cour d’honneur, prolongée vers le nord par l’église paroissiale, dans laquelle pouvaient se rendre directement les seigneurs d’Aubais.

Le Temple
Un premier temple est construit en 1562 avec la bienveillance du seigneur du village.

L’édifice sera rasé en octobre 1685, suite à la révocation de l’édit de Nantes. Le temple actuel est inauguré en 1838. Il est doté d’un clocher en 1861.

La Chapelle de Saint Nazaire de Marissargues
La présence humaine dans ce lieu est notamment due à la proximité d’un axe reliant la Vaunage, grenier à blé, au littoral, qui fournissait le précieux sel. Aussi, c’est au VIème millénaire avant notre ère que les premiers agriculteurs occupèrent notre contrée.

Nous le savons par les nombreux silos à grains qu’ils creusèrent dans le sol et qui ont échappé aux assauts du temps. On trouve d’autres traces d’occupation durant la période de l’âge du cuivre, notamment par la présence de pierres dressées, dites menhirs. Les éléments retrouvés (céramiques, outils en silex) correspondent à la culture de Fontbouisse, site proche de Sommières.

Les Amis de Saint Nazaire, association loi 1901, assure régulièrement l’entretien du site et la mise au jour de nouveaux vestiges en collaborant avec la DRAC et les Bâtiments de France.

Les fouilles ont permis de retrouver des tombes creusées dans la roche forte bien conservées.

En 2016 la chapelle est inscrite à l’inventaire des Bâtiments de France propriété de la commune qui apporte tout son soutien à l’association des Amis de Saint Nazaire.